Trinité-et-Tobago · Distillerie close
Le rhum qui ne reviendra pas
Au centre de Trinité, Caroni a distillé pendant près d'un siècle un rhum lourd, goudronné, reconnaissable entre mille. Quand les alambics se sont tus en 2003, il ne restait que des fûts — et une légende qui n'a cessé de grandir depuis.
Fiche de la distillerie
- Pays
- Trinité-et-Tobago
- Région
- Plaine de Caroni
- Matière
- Mélasse de canne
- Profil
- Heavy · goudron · hydrocarbure
- Statut
- Production arrêtée — 2003
Note d'ouverture
Il existe peu de cas, dans le rhum, où la disparition d'une distillerie a fait sa gloire. Caroni en est l'exemple le plus net. De son vivant, ses rhums partaient pour l'essentiel en assemblages et en mélasses industrielles ; ils n'avaient ni le prestige des agricoles ni la notoriété des grands noms jamaïcains.
C'est après 2003, lorsque l'Italien Luca Gargano et sa maison Velier ont commencé à embouteiller les fûts dormants un à un, que le monde a découvert ce profil unique : un rhum de canne au goût de bitume chaud, de mécanique, de fruit noir. Cette archive raconte la distillerie, son liquide, ses embouteilleurs et la fièvre qui l'entoure aujourd'hui.
Les dossiers
Histoire
De l'apogée sucrière de Caroni Limited à la fermeture de 2003.
Le goût Caroni
Heavy contre light, le goudron, la cire, la mangue trop mûre.
Les embouteillages
Velier en tête, et la grammaire des étiquettes Caroni.
Collection & cote
Pourquoi le rhum fantôme est devenu l'un des plus convoités.
« On reconnaît un Caroni les yeux fermés :
c'est l'odeur d'un moteur chaud sous les tropiques. »